10 changements simples vers une entreprise (plus) bienveillante

10 changements simples vers une entreprise (plus) bienveillante

10 changements simples vers une entreprise (plus) bienveillante

 L’auteur : Gaël Chatelain

Souvent, nous avons tendance à penser que transformer l’entreprise en un endroit plus agréable est une tache compliquée et, surtout, que nous n’y pouvons pas grand chose. J’aime les vieilles expressions françaises et en la matière, celle-ci est adaptée : les petits ruisseaux font les grandes rivières ! Pour aller vers une entreprise un petit peu plus feelgood, voilà ce que notre ami Bob, le plus mauvais manager de la création, devrait faire en premier.

1- Réponds à tes mails Bob… tous tes mails !

Combien d’entre nous envoyons des mails à Bob qui restent lettres mortes ? Quand un ancien de la même école que lui le contacte pour un renseignement, Bob met le mail direct à la poubelle, pas le temps ! Il faut répondre à tous nos mails, même ceux de ce genre ! Répondre un « je suis désolé mais je ne peux pas vous aider mais essayez peut-être avec ce contact ». Temps de travail : 10 secondes, impact : la personne se sent a minima considérée ! Au commercial qui le démarche par mail, Bob peut répondre « merci pour votre mail mais je ne suis pas intéressé ».  10 secondes.

Ne parlons même pas du Bob qui travaille en cabinet de recrutement et qui ne répond jamais, ne serait-ce qu’un mail type, ça serait pas mal, non ? Je dois bien avouer que de ce côté, je constate une « Bob attitude » assez largement répandue !

2- Dis bonjour à la standardiste Bob

Bob se pense supérieur à tout le monde et ne va dire bonjour qu’à ses propres patrons, forcément, il y a intérêt ! Dire « bonjour », c’est reconnaître l’autre comme son égal et, en entreprise, chaque maillon de la chaine est important ! Il est fondamental que chacun en soit conscient afin que tous se sente reconnu dans son travail.

3- Fais des pauses Bob

Rester toute la journée le nez dans son ordinateur n’est pas ce qui favorise l’échange entre les collaborateurs. Lorsque l’on travaille sur quelque chose, la capacité de concentration atteint son maximum au bout de 25 minutes… passé cette limite, elle ne fait que rétrécir jusqu’à être quasiment nulle après 75 minutes. Si Bob va à la machine à café de temps en temps, il sera plus efficace dans son travail et, le cas échéant, pourrait échanger deux ou trois mots avec ses collègues !

4- Un petit sourire Bob ?

Ok, nous le savons tous, travailler n’est pas toujours cool ! Cependant, faire la gueule du soir au matin n’est agréable ni pour soi, ni pour les autres. Plus Bob se forcera à sourire, plus les autres vont lui sourire et, ça, c’est tellement agréable ! Vous voyez, moi, dans mon quartier, j’ai 4 boulangeries dont une avec un Bob derrière le comptoir. Bizarrement, je ne vais jamais acheter mon pain chez lui !

5- Ponctuel Bob, ponctuel !

Bob pense qu’arriver systématiquement en retard aux réunions montre que c’est un homme débordé ! Il serait temps que cette idée reçue disparaisse de l’entreprise ! arriver en retard ne montre que le peu de respect que Bob a pour les autres et, surtout, cela impact de façon très négative l’efficacité de l’entreprise.

6- Sois disponible Bob

Bob a tendance à donner des rendez-vous à ses collègues ou collaborateurs si ils ont une question, pas de place à l’imprévu dans son agenda, Bob est trop occupé pour cela. L’entreprise d’aujourd’hui, comme la vie, est un endroit où le zapping règne ! Bob doit être capable de se libérer 5 minutes pour répondre à une question si il est en train de travailler sur un dossier. Il ne va pas en mourrir, voire, cela améliorera son efficacité (cf point 3). Prévoir une place pour les imprévus dans sa journée, s’il n’y a pas d’autres solutions pour Bob, c’est déjà pas mal !

7- Sois respectueux Bob

Non Bob, un collaborateur qui fait une erreur n’est pas un crétin congénital qui devrait changer de métier ! Apprendre à parler de façon positive et non humiliante est urgent pour Bob s’il ne veut pas que 50% de son équipe parte ailleurs chaque année. Il ferait mieux d’expliquer à son collaborateur comment il doit faire pour être meilleur à l’avenir plutôt que de l’humilier et le laisser dans le passé.

8-  Quand tu pars en rendez-vous avec ta voiture de fonction, n’écrase pas les piétons Bob

Bon.. ça, c’est vrai même en dehors du travail ! Bob fait partie de ces gens qui pensent que s’ils laissent passer le piéton déjà engagé sur les clous, il va perdre un temps précieux. Mais si Bob faisait l’effort de s’arrêter et de faire un petit signe au piéton pour qu’il traverse sans crainte, il verrait que bien souvent, le piéton fait un signe en retour et… chose dingue, il lui sourit ! Bob manque grandement d’ondes positives mais il faut dire qu’il ne fait pas beaucoup d’efforts pour en obtenir !

9- Essaye de (re)parler Bob

Le mail a tué la parole en entreprise. Bob a tendance a envoyer des mails pour tout, y compris à son voisin de bureau. Retrouver l’usage de ses pieds ou prendre son téléphone favorise la communication. C’est une évidence mais malheureusement, il y a beaucoup de Bobs sur ce coup et qui, de plus, s’il peuvent mettre 20 personnes en copie sont encore plus heureux !

10- Donne l’exemple Bob !

Bob fume dans son bureau, arrive en retard, prend des pauses déjeuner de 2 heures, part en rendez-vous mystère le vendredi vers 15 heures… et bien sûr est d’une dureté sans nom avec ses collaborateurs quand il s’agit de prendre une demi-journée non prévue. Si Bob veut que son organisation fonctionne, il doit s’appliquer à lui même toutes les règles qu’il impose à ses collaborateurs, sans exception !

Conclusion

Franchement, n’avez-vous pas un petit peu de Bob en vous ? Nous le sommes tous à un moment ou à un autre, à moins d’être parfait(e)… je doute sur ce coup, en tout cas, pour moi, c’est fichu, mais j’essaye ! Au même titre que l’écologie commence par ne plus laisser couler l’eau quand on se brosse les dents, la bienveillance en entreprise commence par de petits gestes qui devraient devenir un automatisme généralisé ! Bien sûr, la bienveillance en entreprise doit être plus complète et complexe mais, comme on dit, il faut un début à tout, non ?

 L’auteur : Gaël Chatelain

Gaël Chatelain